Lauréat 2009 du Grand Prix de la Critique


Actualités – Décembre 2008

tamaradrewe-acbdLe Grand Prix 2009 de la Critique Bande Dessinée couronne l’ouvrage de Posy Simmonds « Tamara Drewe » aux éditions Denoël Graphic

Avec ce prix, l’ACBD, l’Association des Critiques et journalistes de Bande Dessinée, consacre un livre qui brosse avec malice et sincérité un joli portrait de femme sur la toile de fond délicieusement cruelle de la société britannique contemporaine.

L’ACBD salue également la maîtrise stylistique de l’auteur, Posy Simmonds, qui, depuis une trentaine d’années, peaufine dans les pages du quotidien anglais The Guardian des récits dans lesquels moments de littérature et bande dessinée se partagent harmonieusement la page et la vedette. C’est le cas de Tamara Drewe. Après Gemma Bovery, superbe roman graphique qui nous offrait une relecture moderne du chef-d’œuvre Madame Bovary de Gustave Flaubert, Posy Simmonds renouvelle l’expérience de l’adaptation en s’inspirant très librement du roman de Thomas Hardy Loin de la foule déchaînée.

Nous entrons dans l’intimité d’une paisible retraite pour écrivains située dans une petite bourgade de la campagne anglaise. La vaillante maîtresse de maison veille à la tranquillité et au confort de tous, tout en surveillant attentivement son mari, auteur de polars à succès et incorrigible coureur de jupons. Le retour au village de la fille d’une voisine devenue chroniqueuse mondaine dans un magazine à grand tirage, archétype de la vamp urbaine, est un choc pour la petite communauté. Avec ses airs de princesse et ses envies de célébrité, la flamboyante Tamara Drewe va briser bien des cœurs : de l’universitaire frustré au beau jardinier qui entretient parfaitement ces cottages…

Les liaisons dangereuses et les divagations amoureuses vont éveiller d’obscures passions et provoqueront un enchaînement de circonstances aboutissant à une tragédie poignante et absurde, enluminée par la finesse et la subtilité du trait de Posy Simmonds.

Posy Simmonds est née en 1945 dans le Berkshire. Feuilletoniste de presse, auteur de bandes dessinées, elle est aussi illustratrice de livres pour enfants.

L’ACBD compte 80 journalistes et critiques qui parlent régulièrement de bande dessinée dans la presse écrite, audiovisuelle, nationale et régionale, et pour les nouvelles technologies. Cette année, le Grand Prix de la Critique Bande Dessinée de l’ACBD a été choisi parmi quelque 3543 nouveautés publiées dans l’espace francophone européen (France, Belgique, Suisse), parues entre novembre 2007 et fin octobre 2008 : une production en augmentation constante depuis 13 ans maintenant.

Le bureau de l’ACBD

Prix Asie-ACBD 2008


logoprix_asieacbd-siteActualités – Juillet 2008« Le Visiteur du Sud », Prix Asie-ACBD 2008
Paris-Villepinte, 5 juillet 2008Réunie dans le cadre du festival Japan Expo, l’Association des Critiques et journalistes de Bande Dessinée a remis le Prix Asie-ACBD 2008 au Visiteur du Sud, le journal de Monsieur Oh en Corée du Nord par Oh Yeong Jin aux éditions Flblb.

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Le Prix Asie-ACBD distingue une œuvre de bande dessinée d’origine asiatique adaptée en français au cours de la saison passée.

Le Visiteur du Sud est le carnet de route en bande dessinée d’un ingénieur sud-coréen appelé à diriger un chantier en Corée du Nord. Au fil des rencontres, le regard de Monsieur Oh se fait plus précis sur ces « cousins » dont les Coréens du Sud sont séparés depuis un demi-siècle. Tout en disséquant le système ubuesque imposé par le régime nord-coréen, il remet en question les clichés que la propagande de son pays natal lui a inculqués. Le lecteur en profite également pour interroger son propre conditionnement mental. « Aucune frontière, aucun douanier ne saura jamais censurer la mémoire et les émotions d’un ouvrier du bâtiment » commente Étienne Davodeau en préface.

Outre Le Visiteur du Sud, quatre autres titres étaient en compétition pour le Prix Asie-ACBD 2008 :

  • Les Fils de la Terre par Jinpachi Môri et Hideaki Hataji (Delcourt – Akata)
  • Le Fleuve Shinano par Kazuo Kamimura et Hideo Okazaki (Asuka)
  • La Forêt de Miyori par Hideji Oda (Milan – Kanko)
  • Shiori & Shimiko par Daijirô Morohoshi (Bamboo – Doki-Doki)

Les adhérents de l’ACBD qui ont participé aux délibérations pour l’attribution du Prix Asie-ACBD 2008 tiennent à conseiller l’ensemble de ces titres en tant qu’éventail de la qualité en matière de bandes dessinées d’origine asiatique.

L’ACBD remercie Japan Expo pour son aide logistique dans l’organisation du Prix Asie-ACBD 2008.

> le site de Japan Expo
> le site des éditions Flblb

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Thomas Dupuis des éditions Flblbl
recevant le Prix Asie-ACBD 2008
à Japan Expo le 5 juillet 2008
© Laurent Mélikian / ACBD

 

Les 20 indispensables de l’année 2008


Actualités – Juin 2008


acbd-20-2007« Le 21 juin, c’est l’été : lisez des BD ! »

À partir de la liste de toutes les nouveautés BD parues entre le 10 novembre 2007 et le 10 juin 2008 (plus de 2200 titres), chaque membre actif de l’ACBD a choisi 10 albums qui lui ont semblé incontournables ; ceci afin de sélectionner 20 titres que l’Association des Critiques et journalistes de Bande Dessinée met en avant pour l’été.

Voici cette sélection présentée dans l’ordre de sélection des titres retenus :

- Spirou : le journal d’un ingénu par Émile Bravo, éditions Dupuis
R97. Les hommes à terre par Christian Cailleaux et Bernard Giraudeau, éditions Casterman
Le combat ordinaire T4 : Planter des clous par Manu Larcenet, éditions Dargaud
Martha Jane Cannary T1 : Les années 1852-1869 par Matthieu Blanchin et Christian Perrissin, éditions Futuropolis
Le journal : une histoire vraie ! par Serge Clerc, éditions Denoël Graphic
La guerre d’Alan T3 par Emmanuel Guibert [d’après Alan Ingram Cope], éditions L’Association, coll. Ciboulette
De Gaulle à la plage par Jean-Yves Ferri, éditions Dargaud, coll. Poisson Pilote
Breakdowns par Art Spiegelman, éditions Casterman
Exit Wounds par Rutu Modan, éditions Actes Sud        
L’envolée sauvage T2 : Les autours des palombes par Arno Monin et Laurent Galandon, éditions Bamboo, coll. Angle de vue
Lettres d’Agathe par Nathalie Ferlut, éditions Delcourt, coll. Mirages
Jeronimus T1 : un homme neuf par Jean-Denis Pendanx et Christophe Dabitch, éditions Futuropolis
Le rêve de Meteor Slim par Frantz Duchazeau, éditions Sarbacane
Auto Bio par Cyril Pedrosa, éditions AUDIE – Fluide Glacial
Château l’Attente par Linda Medley, éditions çà et là           
Amères saisons par Étienne Schréder, éditions Casterman, coll. Écritures
RG T2 : Bangkok-Belleville par Frederick Peeters et Pierre Dragon, éditions Gallimard, coll. Bayou
Le goût du chlore par Bastien Vivès, éditions Casterman, coll. KSTR
Bouncer T6 : La veuve noire par François Boucq et Alexandro Jodorowsky, éditions Les Humanoïdes associés
Les funérailles de Luce par Benoît Springer, éditions Vents d’Ouest, coll. Intégra

À noter que cette liste permettra également d’opérer un premier tri pour le Grand Prix de la Critique 2009 qui sera décerné en décembre prochain.

Enfin, pour info, sachez que 170 autres albums ont retenu l’attention et le vote des membres actifs de l’ACBD, mais ces derniers n’ont pas eu assez de suffrages pour être retenu parmi « Les 20 indispensables de l’été ».

Section Prix Asie 2008

logoprix_asieacbd-siteActualités – Juin 2008

Pour la deuxième année, l’ACBD (Association des Critiques et journalistes de Bande Dessinée) s’apprête à remettre son Prix Asie-ACBD. Ce prix distingue une œuvre  en provenance du continent asiatique publiée en français entre juillet 2007 et juin 2008. Le Prix Asie-ACBD 2008 sera décerné en public à l’occasion du Festival Japan Expo le samedi 5 juillet 2008.
 
Le comité de présélection du prix Asie-ACBD a choisi les titres suivants :

- Les Fils de la Terre de Jinpachi Môri et Hideaki Hataji, éditions Delcourt – Akata
Le Fleuve Shinano de Kazuo Kamimura et Hideo Okazaki, éditions Asuka
La Forêt de Miyori de Hideji Oda, éditions Milan – Kanko
Shiori & Shimiko de Daijirô Morohoshi, éditions Bamboo – Doki-Doki
Le Visiteur du Sud : le journal de Monsieur Oh en Corée du Nord de Oh Yeong Jin, éditions Flblbl

Les 73 membres actifs de l’ACBD sont invités à désigner le Prix Asie-ACBD 2008 parmi ces 5 titres.

En complément des titres sélectionnés, le comité de présélection a tenu à recommander la lecture d’autres ouvrages publiés pendant la même période :

- Chroniques de Pékin, collectif, éditions Xiao Pan
Eagle de Kaiji Kawaguchi, éditions Casterman – Sakka
Femmes de réconfort, esclaves sexuelles de l’armée japonaise de Jung Kyung-A, éditions Diable Vauvert – Six pieds sous terre
La Fille fantôme de Kazuichi Hanawa, éditions Casterman – Sakka
Golgo13 de Takao Saito, éditions Glénat
Histoires de Kisaeng de Kim Dong Hwa, éditions Paquet
Kitaro le Repoussant de Shigeru Mizuki, éditions Cornélius
Neige rouge de Susumu Katsumata, éditions Cornélius
Ushijima : l’usurier de l’ombre de Shohei Manabe, éditions Kana

Présélection du Prix Asie-ACBD établie par des membres de l’association particulièrement intéressés par les productions asiatiques : Anne et Julien (France-Inter, Phosphore, Muze, Graff It Mag !), Philippe Audoin (Ouï FM), Hélène Beney (Canal BD Magazine), Jérôme Briot (BDGest, Zoo), Patrick Gaumer (Larousse de la BD, CDNews, Le Collectionneur de Bandes Dessinées), Laurent Mélikian (Kid Paddle Mag, L’Écho des Savanes, Virgin !), Anh Hoà Truong (Courrier International), Frédérique Pelletier (Ça se passe comme ça, Politis, dBD).

Pour mémoire, le lauréat du Prix Asie-ACBD 2007 est Gen d’Hiroshima de Keiji Nakazawa, éditions Vertige Graphic.

L’ACBD vous donne rendez-vous à Japan-Expo le samedi 5 juillet 2008 à 12h pour la proclamation et la remise du Prix Asie-ACBD 2008.

Remise du Grand Prix de la Critique 2008


Actualités – Mars 2008

Remise du Grand Prix de la Critique 2008
Paris, 15 mars 2008

« Seules contre tous » © Miriam Katin / Seuil
Dans le cadre de « L'Escale BD » du Salon du Livre de Paris, l'Association des Critiques et journalistes de Bande Dessinée,
forte de ses 77 membres issus de la presse écrite, audiovisuelle et
multimédia, a remis ce samedi 15 mars, en présence d'Anne de Cazanove, secrétaire générale des éditions du Seuil, son
Grand Prix de la Critique 2008 à Miriam Katin pour Seules contre tous.


Pascal Rabaté
, qui avait fait tout spécialement le déplacement depuis Angers, a généreusement offert à Miriam Katin la première planche de son album Les petits ruisseaux (éditions Futuropolis), Grand Prix de la Critique 2007.

Juste après la remise du prix, Jean-Christophe Ogier, président de l'ACBD (efficacement secondé par l'excellent Dominique Petitfaux pour la traduction franco-américaine), a animé devant un large auditoire une passionnante rencontre-discussion avec Miriam Katin.

L'ACBD remercie les organisateurs du Salon du Livre de Paris pour leur accueil et les éditions du Seuil pour leur implication.

 »Miriam

Lettre ouverte

Lettre ouverte à Alain Finkielkraut et à ceux qui ont encore besoin qu'on leur explique la bande dessinée

Cette réponse a été rédigée le lendemain du festival d'Angoulême le 28 janvier 2008. Libération n'a, pour l'heure, pas jugé utile de la diffuser.

> Lire l'article de Libération

Quand Alain Finkielkraut dit « Quand on me raconte une histoire, j'ai besoin qu'on me donne à penser, qu'on me donne l'envie d'interrompre ma lecture et de lever la tête », sait-il qu'il dit là exactement les mots qui définissent la manière dont un lecteur se saisit d'une bande dessinée ? Non, sans aucun doute, non. Si tel était le cas, le philosophe n'ajouterait pas comme il le fit dans l'entretien accordé à Libération, le week-end même où se tenait le Festival International de la Bande dessinée d'Angoulême. « La beauté des livres, c'est qu'ils sont sans images et qu'ils offrent ainsi libre carrière à l'imagination. Il y a tant de livres à lire, de toiles à admirer, que je n'ai pas de temps à perdre pour ce qu'on appelait autrefois des illustrés ». Ah, l'éternelle question de la reconnaissance de la bande dessinée au pays de Christophe (le créateur du Sapeur Camember pas des Mots Bleus) et d'Astérix. Voici donc la "bédé" une fois encore renvoyée en bas de page, pour ne pas dire au ban de la culture.

Nous n'avons rien contre les illustrés qui ravirent les enfants d'hier. Mais réduire la bande dessinée aux illustrés relève d'une démarche qui cantonnerait systématiquement la littérature à Oui-oui et au Club des 5. Personne n'y songerait. Qu'un philosophe puisse le faire sans remords ni crainte de provoquer un immense éclat de rire nous en dit donc autant sur les limites de cette pensée que sur la place que tient encore aujourd'hui la bande dessinée dans la réflexion commune. La bande dessinée a le même âge que le cinéma qui, lui, empêche par nature toute interruption du récit, mais que nul ne songerait à condamner en bloc parce qu'il oserait associer aux mots des images, et plus encore de la musique et des bruits… de quoi empêcher Alain Finkielkraut de penser. Il est remarquable que Persépolis, le film de Marjane Satrapi soit à juste titre salué, primé et commenté sur toutes les chaînes de radio et télé, dans tous les journaux alors même que la bande dessinée Persépolis, au moins aussi forte voire plus convaincante encore dans ce qu'elle porte de réflexion et d'émotion, n'avait guère à sa sortie dépassé le cercle des chroniqueurs "BD".

Après plus d'un siècle de bandes dessinées nous ne cessons d'espérer que le 9ème art n'ait plus à faire la preuve de son incomparable richesse, de sa puissance d'évocation et de partage d'imaginaires complexes et subtils, sans oublier l'essentiel : de sa résistance absolue à toute tentative de réduire la bande dessinée à du texte "illustré". On sait désormais qu'aux côtés de Shoah, le film de Claude Lanzmann, et de Si c'est un homme, le témoignage littéraire de Primo Levi, la bande dessinée Maus de l'Américain Art Spiegelman est indéniablement l'une des rares œuvres ayant permis d'approcher l'indicible. C'est aussi ce que prouve Là où vont nos pères de l'Australien Shaun Tan couronné il y a quelques jours meilleur album de l'année à Angoulême. Pour faire toucher du doigt, de l'œil (et de l'oreille !) la difficulté de l'étranger abordant une nouvelle terre, ici point de dialogue, tout est dessin, couleurs sépias, bestiaire étonnant, objets incongrus. Et le blanc entre les cases pour respirer et réfléchir.

Comme garantie d'intelligence, pour échapper à la relégation à laquelle nous condamne Alain Finkielkraut lorsqu'il conclut sa diatribe en déclarant « les enfants gâtés veulent rester des enfants », faut-il rappeler l'attachement que portent à la bande dessinée Michel Serres, Umberto Eco ou Alain Resnais ? Ce dernier évoquait récemment dans un documentaire de France Culture la difficulté qu'il y a à « lire une bande dessinée »  (le verbe lui-même est impropre). Tout le monde ne peut pas comprendre ce qui rattache le lecteur à la bande dessinée. Mais le mépris pour ce mode d'expression artistique populaire et élitaire n'est plus tolérable.


Jean-Christophe Ogier
,
28 janvier 2008
au nom de l'ACBD (Association des Critiques et journalistes de Bande Dessinée)

Lauréat 2008 du Grand Prix de la Critique


Actualités – Novembre 2007

Seules contre tous de Miriam KatinLe Grand Prix 2008 de la Critique Bande Dessinée couronne l’ouvrage de Miriam Katin « Seules contre tous » aux éditions du Seuil

Avec ce prix, l’ACBD, l’Association des Critiques et journalistes de Bande Dessinée, consacre le témoignage direct sur la shoah d’une femme de soixante-six ans.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, parce que née juive, Miriam Katin fuit Budapest dans les bras de sa mère pour se terrer dans la campagne hongroise. Là, elles se font passer pour une servante russe et sa fille illégitime. Leur longue errance sera ponctuée de rencontres avec des officiers allemands, des traîtres, des collaborateurs, des paysans chaleureux mais dépassés par les événements, et des militaires soviétiques peu recommandables. Car, à la libération, les deux rescapées devront aussi se protéger des ravages de l’armée rouge, encore une fois, Seules contre tous

Miriam Katin © Laurent MélikianSoixante ans plus tard, Miriam Katin, qui fut aussi soldat dans l’armée israélienne, a essayé de reconstruire sa mémoire et de tenter de comprendre le pourquoi de l’horreur de l’holocauste et de son athéisme actuel, alors qu’elle a été éduquée dans la religion juive. Dans ce qui est son premier roman graphique, sa narration, tout en douceur (contrastant avec la violence des actes décrits), contribuera à émouvoir tous les lecteurs, même les plus insensibles !

Miriam Katin a fini par quitter son pays natal, en 1956, devant l’invasion des chars russes à Budapest, pour travailler dans l’industrie du dessin animé aux USA. Le trait jeté, en noir et blanc (à l’exception de quelques pages se déroulant longtemps après les événements décrits), qu’elle adopte pour Seules contre tous, est plaqué sur le papier avec nervosité, tout en étant très élaboré…

L’ACBD compte 74 journalistes et critiques qui parlent régulièrement de bande dessinée dans la presse écrite, audiovisuelle, nationale et régionale, et dans les nouvelles technologies. Cette année, le Grand Prix de la Critique Bande Dessinée de l’ACBD a été choisi parmi quelque 3285 nouveautés publiées dans l’espace francophone européen (France, Belgique, Suisse), entre novembre 2006 et fin octobre 2007 : une production en augmentation constante depuis 12 ans maintenant.

Le bureau de l’ACBD
photo de Miriam Katin © Laurent Mélikian

L’ACBD récompensée


Actualités – Novembre 2007

Dans le cadre du 24e festival BD Boum de Blois qui se tenait du 16 au 18 novembre derniers, l’ACBD a été gratifiée de la célébre « Médaille en chocolat » récompensant le meilleur journaliste BD de l’année.

Jean-Christophe Ogier, président de l’ACBD, a reçu au nom de l’ensemble des membres de l’Association des Critiques et journalistes de Bande Dessinée cette sympathique récompense des mains de Lisa Gaillard, dynamique présidente de l’association BD Boum organisatrice du festival du même nom.

Le bureau de l’ACBD remercie les responsables du festival de Blois pour cette élégante marque de confiance. Pour l’anecdote, l’histoire ne dit pas quels membres de l’association ont dégusté cette délicieuse médaille !…


Jean-Christophe Ogier © Brieg F. Haslé

Discours de Jean-Christophe Ogier, président de l’ACBD
© Brieg F. Haslé / Auracan.com



Les cinq finalistes 2008


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Actualités – Novembre 2007

Les cinq albums finalistes du Grand Prix de la Critique 2008

Dans le cadre de « BD Boum », le 24e festival de la bande dessinée de Blois, les membres de l’ACBD (Association des Critiques et journalistes de Bande Dessinée), réunis en assemblée, ont désigné la liste des cinq albums nommés au Grand Prix de la Critique 2008.

Les cinq albums en lice pour le Grand Prix de la Critique 2008 sont :


  • « Kiki de Montparnasse »
    par Catel et José-Louis Bocquet, Casterman
  • « Là où vont nos pères » par Shaun Tan, Dargaud
  • « Abdallahi T2 » par Jean-Denis Pendanx et Christophe Dabitch, Futuropolis
  • « Seules contre tous » par Miriam Katin, Seuil
  • « Massacre au pont de No Gun Ri » par Park Kun-woong [d'après Chung Eun-yong], Vertige Graphic

L’ACBD dévoilera le 24 novembre 2007 l’album lauréat du Grand Prix de la Critique 2008.

Le Grand Prix de la Critique 2008 sera remis à son lauréat au Salon du Livre de Paris en mars 2008 qui devrait le recevoir des mains du précédent lauréat : Pascal Rabaté, auteur de l’album « Les Petits Ruisseaux » (Futuropolis), Grand Prix de la Critique 2007.

NB. Participaient aux délibérations ACBD à Blois : Jérôme Briot, Joël Dubos, Virginie François, Yves Frémion, Nicolas Fréret, Patrick Gaumer, Brieg F. Haslé, Yves-Marie Labé, Laurent Mélikian, Michel Nicolas, Jean-Christophe Ogier, Pascal Ory, Didier Quella-Guyot, Gilles Ratier, Jean-Pierre Rémond, Laurent Turpin et Pascal Vigneron.

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Liste des 15 albums sélectionnés pour la discussion au festival BD Boum de Blois, par ordre alphabétique des éditeurs :

 « Kiki de Montparnasse » par Catel et José-Louis Bocquet, Casterman
 « La théorie du grain de sable » par François Schuiten et Benoît Peeters, Casterman
 « Là où vont nos pères » par Shaun Tan, Dargaud
 « Chroniques Birmanes » par Guy Delisle, Delcourt
 « L'espace d'un soir » par Colonel Moutarde et Brigitte Luciani, Delcourt
 « Happy Living » par Jean-Claude Götting, Delcourt
 « Trois ombres » par Cyril Pedrosa, Delcourt
 « Abdallahi T2 » par Jean-Denis Pendanx et Christophe Dabitch, Futuropolis
 « La ligne de fuite » par Benjamin Flao et Christophe Dabitch, Futuropolis
 « Par les chemins noirs T1 : Les prologues » par David B., Futuropolis
 « Chaque chose » par Julien Neel, Gallimard-Bayou
 « RG T1 : Riyad-sur-Seine » par Frederick Peeters et Pierre Dragon, Gallimard-Bayou
 « Seules contre tous » par Miriam Katin, Seuil
 « Construire un feu » par Christophe Chabouté [d'après Jack London], Vents d'Ouest
 « Massacre au pont de No Gun Ri » par Park Kun-woong [d'après Chung Eun-yong], Vertige Graphic

NB. Liste établie par les votes de Nicolas Anspach, Philippe Audoin, Julien Ausou, Philippe Belhache, Thierry Bellefroid, Hélène Beney, Jean Bernard, Alain Bessec, Jérôme Briot, Christophe Brunella, Hervé Cannet, Philippe Corbou, Yaël Eckert, Virginie François, Yves Frémion, Nicolas Fréret, Laure Garcia, Patrick Gaumer, Gérard Girard, Philippe Guillaume, Antoine Guillot, Brieg F. Haslé, Boris Henry, Ariel Herbez, Patrick de Jacquelot, Yves-Marie Labé, Michel Litout, Jean-Philippe Martin, Gilles Médioni, Laurent Mélikian, Xavier Mouton-Dubosc, Michel Nicolas, Jean-Christophe Ogier, Pascal Ory, Frédérique Pelletier, Dominique Petitfaux, Fabrice Piault, Christelle et Bertrand Pissavy-Yvernault, Denis Plagne, Éric Potel, Didier Quella-Guyot, Gilles Ratier, Jean-Pierre Rémond, Stéphane Rossi, Denis Sénié, Jean-Laurent Truc, Anh Hoà Truong, Laurent Turpin, Pascal Vigneron et Monique Younes.

Disparition d’Annie Baron-Carvais

Actualités – Août 2007

Disparition prématurée d’Annie Baron-Carvais
auteur du « Que sais-je ? » de la BD


Paris, 14 août 2007

baroncarvaisL’Association des Critiques et journalistes de Bande Dessinée a la douleur de vous faire part de la disparition d’Annie Baron-Carvais le 13 août 2007 à New York, à l’âge de 54 ans. Annie Baron-Carvais –alias Anne-Isabelle Baron–, auteur du Que sais-je ? consacré à la bande dessinée, était notamment membre associée de l’ACBD et jurée du Prix œcuménique de la BD.

Passionnée de bande dessinée, amie des plus grands auteurs aussi bien européens qu’américains, Annie Baron-Carvais était maître de conférences d’anglais juridique à l’université de Lille II. Le sujet de sa thèse consacrée à L’évolution des super-héros dans la bande dessinée aux États-Unis lui avait valu d’être choisie, en sa qualité d’universitaire, pour signer le premier Que sais-je ? dédié au 9e art paru en janvier 1985 (n°2212). Elle venait tout juste d’achever la préparation d’une nouvelle édition de cet indispensable ouvrage, à paraître en septembre prochain.                                                        

Auteur de nombreux articles (on se souviendra notamment de ses contributions à La Revanche des Régions. Vision de la France régionale à travers l’œil des dessinateurs de BD, de presse et des illustrateurs, et de son travail de co-directrice de publication avec Claude-Jean Bertrand de l’Introduction à la pornographie), elle travaillait avec Didier Pasamonik à la préparation d’un nouvel ouvrage d’études très attendu : La Diaspora des Bulles, à paraître en 2008 chez Denoël Graphic.

L’ACBD déplore la disparition prématurée d’une femme de qualité, spécialiste remarquée, et surtout, d’une véritable amie. À ses parents et enfants, à celles et ceux qui lui étaient proches, l’ACBD présente ses plus sincères condoléances.

Pour le bureau de l'ACBD,
Jean-Christophe Ogier & Brieg Haslé
Portrait d'Annie Baron-Carvais © Didier Pasamonik